Un pot de peinture a une vie avant vos murs, et une vie après. On vous vend une couleur et un prix au litre. Ce qu’on ne vous dit pas en magasin, c’est ce que ce produit va relâcher dans l’air de votre chambre pendant des mois, ni combien d’années il tiendra avant qu’il faille tout refaire. Ces deux questions comptent davantage que la teinte, et personne ne les pose.

Je vous explique ce que nous regardons, nous, avant de commander une référence pour un chantier. Ce n’est pas de l’écologie de principe, c’est de la lecture d’étiquette.

Les COV, et pourquoi l’étiquette A+ n’est pas un détail

Les composés organiques volatils sont les solvants qui s’évaporent pendant et après l’application. Ce sont eux, l’odeur de peinture fraîche. Sauf que l’odeur disparaît bien avant les émissions, qui se poursuivent pendant des semaines, parfois des mois, dans une pièce que vous avez déjà réoccupée.

En France, tous les produits de décoration murale portent une étiquette réglementaire d’émission dans l’air intérieur, notée de A+ pour les très faibles émissions jusqu’à C. Elle est obligatoire, elle est sur le pot, et presque personne ne la regarde. Pour de l’intérieur, cherchez toujours le A+. Pour une chambre, et plus encore pour une chambre d’enfant, considérez que c’est le minimum et non un bonus.

C’est aussi la raison pratique pour laquelle nous travaillons en acrylique partout où c’est possible. L’acrylique se nettoie à l’eau, sèche en une à deux heures et dégage peu de COV, là où une glycéro demande du white-spirit, douze à vingt-quatre heures de séchage et une odeur forte. La glycéro garde un intérêt réel sur les boiseries, le métal et le PVC, où sa dureté fait la différence. Nous détaillons cet arbitrage support par support sur notre page de travaux de peinture intérieure en Ariège.

L’Écolabel européen, le seul repère vraiment strict

Sur les logos qui couvrent un pot de peinture, un seul m’intéresse vraiment : l’Écolabel européen.

C’est le plus fiable parce qu’il ne se contente pas de regarder les COV. Il impose aussi des critères sur les substances dangereuses présentes dans la formulation et sur la durabilité du produit fini. Autrement dit, il ne récompense pas une peinture propre qui s’écaille au bout de trois ans.

Peu de peintures l’obtiennent, et c’est précisément ce qui en fait un repère utile. Un label que tout le monde décroche ne dit plus rien.

« Naturelle », « écologique » : ce que ces mots ne valent pas

Voici le point sur lequel je vois le plus de clients se faire avoir, et il est simple à retenir.

Les mentions « naturelle », « écologique », « respectueuse de l’environnement » ou « bio » n’ont aucune valeur légale sans certification derrière. N’importe quel fabricant peut les imprimer sur son pot. Un produit peut donc se présenter comme naturel et contenir des solvants nocifs, sans que ce soit une fraude, simplement parce que le mot n’engage à rien.

La règle que je vous donne tient en une phrase : une allégation vague se vérifie par un logo certifié et par l’étiquette d’émission. S’il n’y a ni l’un ni l’autre, la mention est du marketing, et vous la payez.

Le vrai calcul écologique, c’est la durée de vie

On raisonne toujours sur ce qu’il y a dans le pot. L’impact d’une peinture, c’est bien plus que ça : sa fabrication, son transport, les COV qu’elle relâche chez vous, et les déchets qu’elle produit, pots compris.

Et surtout, le nombre de fois où il faudra recommencer. Une peinture qui tient quinze ans a un bien meilleur bilan, écologique comme financier, qu’une peinture moins chère qu’on refait tous les cinq ans. Trois chantiers au lieu d’un, c’est trois fois la fabrication, trois fois les pots, et trois fois notre venue chez vous.

C’est aussi pour cela qu’un devis d’artisan est plus cher qu’un calcul fait au prix du litre en grande surface. Une partie de l’écart est dans la qualité du produit, l’autre dans la préparation du support, qui est ce qui détermine réellement la tenue dans le temps. Sur une remise en location, où chaque reprise se paie en loyer perdu, ce raisonnement change complètement l’arbitrage, comme sur la rénovation complète d’un appartement à Limoux.

Ce que nous en faisons sur nos chantiers

Quand nous vous conseillons une référence plutôt qu’une autre, ce n’est ni du hasard ni une histoire de marge. Nous regardons l’étiquette d’émission, la présence d’une certification réelle, le support à peindre, et la tenue attendue dans la pièce concernée, qui n’est pas la même dans un couloir et dans une salle d’eau.

Vous avez le droit de nous demander pourquoi. C’est même la bonne question à poser à n’importe quel artisan qui vous remet un devis de peinture, et la réponse vous en apprendra beaucoup sur la suite du chantier. La peinture fait partie du second œuvre que nous réalisons nous-mêmes, du placo aux finitions.

Ce que disent nos clients

Questions fréquentes

Combien de temps une peinture continue-t-elle d’émettre des COV ?

Bien plus longtemps que l’odeur, qui est le seul indice que vous avez. C’est pour cette raison que le classement A+ compte : il porte sur les émissions mesurées dans la durée, pas sur ce que vous sentez le jour de la pose. Aérez largement pendant et après le chantier, quelle que soit la peinture.

Quelle peinture pour une chambre d’enfant ?

Une acrylique classée A+, et de préférence porteuse de l’Écolabel européen. C’est la pièce où la question se pose avec le plus d’acuité, parce que c’est celle où l’on passe le plus d’heures consécutives, fenêtres fermées.

Une peinture écologique est-elle moins résistante ?

Une peinture certifiée, non. L’Écolabel européen intègre justement des critères de durabilité, donc un produit qui l’obtient a été évalué sur sa tenue. En revanche, un produit qui se dit écologique sans certification ne vous garantit rien du tout, ni sur la composition ni sur la longévité.

Faut-il vraiment une sous-couche ?

Sur un support neuf, poreux, taché, ou lors d’un changement important de teinte, oui. C’est souvent le poste que l’on supprime pour faire baisser un devis, et c’est celui qui coûte le plus cher à moyen terme, puisque c’est lui qui conditionne l’accroche et donc la durée de vie de la finition.

Intervenez-vous pour de la peinture seule ?

Oui, en Ariège, dans l’Aude et en Haute-Garonne. Nous réalisons aussi bien des chantiers de peinture seule que la peinture à l’intérieur d’une rénovation complète.

Un projet de peinture intérieure ?

Nous vous disons quelle peinture, et pourquoi ?

Nous venons voir vos supports, nous vous expliquons le produit que nous proposons et ce qu’il change sur la tenue. Devis détaillé, sans engagement, en Ariège, dans l’Aude et en Haute-Garonne.

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Carine Landrevot, dirigeante de CM Déco, entreprise de rénovation certifiée RGE Qualibat basée à Lavelanet, Ariège.